L'adoption de Loi sur l'équité salariale mérite d'être célébrée parce que cette dernière contribue à enrayer la discrimination sexuelle encore bien enracinée dans les pratiques salariales. Grâce à elle, les emplois traditionnellement occupés par des femmes sont reconnus à leur juste valeur. Elle revêt donc une importance capitale pour nos membres qui occupent majoritairement des emplois dans des catégories à prédominance féminine. 

Nous devons continuer de faire respecter la Loi sur l'équité salariale, car la lutte pour la pleine reconnaissance de la valeur des emplois que vous occupez n'est pas terminée. Le 21 novembre 2016, date marquant les 20 ans de l'adoption de cette loi, nous avons rappelé au Conseil du trésor qu'il doit régler les plaintes syndicales des membres de l'APTS relatives au maintien de l'équité salariale. 

DES DATES À RETENIR

1996

Pressée par les groupes de femmes et les mouvements syndicaux, dont les syndicats fondateurs de l'APTS, l’Assemblée nationale adopte le 21 novembre 1996 la Loi sur l’équité salariale, laquelle reconnaît que la discrimination salariale envers les femmes n'est pas le fait du hasard, mais une injustice érigée en système.

2006

L'APTS intègre le Comité d’équité salariale du secteur parapublic, responsable du programme d’équité salariale des secteurs de la santé et des services sociaux. Les travaux de ce groupe permettront que 27 catégories d’emploi à prédominance féminine fassent l’objet de correctifs salariaux rétroactifs à 2001, bénéficiant ainsi à 85% de nos membres.

2016

Dans un jugement rendu en octobre dernier, la Cour d'appel a invalidé les modifications apportées en 2009 à la Loi sur l'équité salariale, qui écartaient toute possibilité de rétroactivité et de recours pendant une période de cinq ans. L’APTS, qui avait été parmi les premières organisations syndicales à contester ces changements apportés à la loi, est particulièrement fière de ce jugement.

 Pour en savoir plus 
L'APTS aux premières lignes des luttes pour l'équité