En cette période de crise sanitaire, faites entendre la voix des 56 000 professionnel·le·s et technicien·ne·s de la santé et des services sociaux en partageant ces capsules dans vos réseaux sociaux. 

Amp up the voices of 56,000 professionals and technicians in health and social services by sharing these video clips with your social network. 




 
Que vous soyez en laboratoire, en service psychosocial, en réadaptation ou ailleurs dans le réseau, l'APTS souhaite vous entendre sur les situations hors de l’ordinaire avec lesquelles vous devez composer en cette période de crise sanitaire. Parce que #VotreSecuriteEstVitale, partagez votre réalité. 

Whether you’re working in labs, psychosocial services, rehabilitation or other fields in health and social services, we want to hear from you about the unusual situations you have to contend with at work. Share your story


2020-05-11

Bonjour,
Je suis technologue en imagerie médicale à l’hôpital de Thetford Mines depuis 12ans. Chaque jour mes collègues et moi sommes en contact de multiples patients, clientèle à risque, en dépistage ou confirmée positive au Covid19, donc tous des patients qui proviennent de l’urgence, des étages, des soins intensifs, des CHSLD, des cliniques d’évaluation, des cliniques médicales, etc! Si cette clientèle justifie une prime supplémentaire pour les infirmières qui s’en occupent, je vois mal pourquoi cette même clientèle ne justifie plus la prime rendu en radiologie. Nous avons l’impression que vous ignorez en quoi consiste notre travail. Peut-être que vous ne considérez pas que nous passons suffisamment de temps avec chacun de ces patients, sauf que contrairement à une infirmière qui a peut-être une dizaine de patients à sa charge dans une journée, nous pouvons nous occuper d’une 20e.. 30e.. 50e.. 100e de patients par jour! Certains examens ne dure que 5-10 minutes mais certains peuvent durer près d’une heure en contact étroit. On vois rarement une infirmière collée à son patient plus de 5 minutes pour prendre une prise de sang, installer une sonde, etc. La plupart du temps elle sera à son poste de travail à relever les dossiers et remplir des notes. Saviez-vous que lors d’une échographie abdominale nous sommes littéralement collé sur le patient puisque les images ne se prennent pas seules et que nous faisons prendre de grandes inspirations des dizaines de fois durant l’examen et donc ainsi que l’on se fait souffler au visage toute l’air de leur poumons à en avoir les cheveux qui battent au vent! J’en aurais long à vous décrire tous les examens que nous faisons en imagerie médicale, nous sommes la base de pratiquement tous les diagnostiques posés. Contrairement à l’infirmière dont son patient repose dans sa civière, nous devons mobiliser tous les patients pour les positionner et effectuer leurs examens, parce que non, un scan ne se fait pas au lit! Si certains sont autonomes, plusieurs ne mobiliseront que par notre aide, donc avec contact très rapproché. Nous nous déplaçons avec certains appareils sur les départements à risque et des patients à risques viennent également sur notre département pour des radiographies des poumons, des scans et une tonne d’autres examens dont vous ignorez l’existence. Bref, malgré que c’est absurde de dépenser autant d’énergie pour une si infime prime, nous méritons d’être reconnus et pas seulement avec une petite tape dans le dos. Je trouve d’autant plus dérisoire que nous soyons autant reconnu qu’une secrétaire médicale qui fait du télé-travail du confort de son salon avec aucun contact donc zéro risque et qui reçoit la même prime de 4% que nous qui donnons le diagnostique de chaque patient et qui faisons également partie du plan de traitement régulièrement (biopsie quelconque, ponction pleurale, drainage, installation de picc line, on fait tout ça et bien plus en radiologie oui oui! Je vous invite fortement à venir passer une journée dans les souliers d’une technologue en imagerie médicale.
Technologue en imagerie médicale

2020-05-01
Je rentre dans les logements des nos usagers car nos interventions sont nécessaires. Et oui, il y des interventions essentielles où nous ne pouvons pas respecter le deux mètres (démarches CLE, démarche téléphonique, recherche logement, etc.) Très peu de nos interventions ont pu être diminuées et très peu peuvent se faire par téléphone. Je cherche les usagers dans les rues, car certains sont sdf et je tente de les aider. Je rentre dans des résidences avec l’ÉPI complet pour aller voir nos usagers et évaluer les autres résidents (selon les besoins et demandes des gestionnaires). Je distribue et supervise de la médication à nos usagers, dont certains ayant reçu l’obligation par la ligne info covid de demeurer en quarantaine. Un autre de nos usagers est présentement au soin intensif avec le dx du covid. Ce ne sont que quelques exemples de notre quotidien au suivi intensif dans le milieu. Le rappel des consignes est difficile à faire comprendre et à faire respecter par nos usagers. Vous pouvez donc imaginez tous les facteurs de risques et de vulnérabilités pour nos usagers et pour nous. Pourtant, le gouvernement considère que notre risque est égal aux personnels en télétravail ou n’ayant peu ou pas de contact avec les usagers et la communauté....
Travailleuse sociale

2020-04-30
75% of my colleagues have been deployed to seniors care residents. This was not on a volunteer basis nor did they have the choice. We work in rehabilitation, and are not trained in PAB work. While I am exempt from the deployment because I am pregnant, I am really upset by this unjust forced deployment of my colleagues. Many feel like quitting, many are being asked to work nights and change diapers. Now they are talking about taking people out of sick leave to also place them into the elder care homes, meanwhile at other rehab centers, it remains voluntary! How UNFAIR and why isn't this union doing a better job of protecting us. The government has not recognized this MANDATORY deployment in the news and I have barely seen in covered in the news. There are great injustices taking place.
SRDV

2020-04-30
Bonjour, je fais partie de l'équipe du SIM (service intensif dans le milieu). Notre clientèle vulnérable reste toujours à risque de contracter le virus de la Covid 19. Les petits cognitives et leur mode de vie nous empêche de s'assurer qu'ils respectent les mesures de sécurité. Par moment, nous nous voyons dans l'obligation d'intervenir à domicile chez des clients qui sont en attentes de résultats, évaluer les symptômes, évaluer si les mesures de sécurité sont respecté dans les ressources privées....
Je trouve déplorable que le gouvernement ne nous concidaire dans ce risqu de contracter le virus. Je demande qu'il révise la prime de 8% concernant ce type de service qui est souvent mis de côté. Présentement, je faisable mon équipement pour allé évaluer une ressource privé de 30 personnes, ou habite deux de nos usagé les plus vulnérables.
Merci de m'entendre dans ma demande de respect et de mon désir d'être reconnu.
Travailleuse sociale

2020-04-25
April 24 2020

Morning training at Jewish General Hospital.

Walk into an auditorium for general orientation. Try to find a seat 6 feet from anyone else. The room is full of healthcare professionals. Everyone is visibly upset, anxious, borderline hostile. Almost everyone cries at least once during the session, including the presenters.

We start with a cheerful background on the mission and values of elder care. The goal is to create a welcoming environment that feels like a home rather than an institution. Because of this, residents don’t wear ID bracelets. This might make it hard to identify them, especially now that many have changed rooms, so you should ask someone on site. Will there for sure be regular staff on site? Yes. Well, no. There will be people who have been there longer than you. A couple of days, at least.

Most of us are deployed as “PAB assistants.” Tasks include feeding, changing and bathing residents. Including those with COVID-19? Yes. Will we be with someone else for these tasks or do we do it alone? You’ll have someone with you during the training period, then you might have to do it alone. How long is the training period? This afternoon.

Next is PPE training. Is there enough PPE? Yes, there is no shortage. I’ve already started at a site, and there is a shortage. The situation is being handled. Can we bring our own? No, we have enough. How will we be trained on using the equipment? We’ll show you a video shortly. Can we practice with the actual equipment? No, we don’t have enough material for practice.

Watch a very thorough and informative video on donning and doffing PPE. Make sure you follow exactly this procedure, except with some differences. The video says to use an N95 mask, but that’s an outdated recommendation. We don’t have N95s in the homes, procedural masks are enough. Oh, and what they said about changing gear between each patient? You don’t need to do that. You can wear your mask for 4 hours, so 2 masks per day. What if we take it off to say, drink water? Try not to do that. If so, you can put it down on a clean surface and reuse it. Actually, you should change it. Yeah, always change it.

Hot and cold zones: we have them. The hot zone might be the patient’s room, or it might be the whole floor, it varies. When you exit the hot zone you need to change all your gear, including your shoes. Maybe not your shoes. Wipe down your shoes if you can. This includes going to the bathroom. What if the bathroom is also in the hot zone? That won’t happen. It might happen. If you take off your gear to use the bathroom, you will need all new gear, unless you can re-use it. Try not to use the bathroom too often.

We get our assignments.
Good news: mine is close to home.
Bad news: it’s 74% infected.
Okay.
Report to your sites at 1pm. Enjoy your lunch break.

The plan: Go in in one hour and see what the situation is. I’ll update later to let you know if I still have a job.

2020-04-21
Au début debut de cette crise j’avais un membre de la famille qui revenait de voyage et j’avais peur de ci tracter le virus et de le transmettre à mes patients, des connaissances ont bien voulus m’aider et m’accueillir chez eux, surtout suite à des recommandations du bureau de santé que j’avais contacté afin de savoir quoi faire. Il était bel et bien conseillé que j’aille vivre ailleurs si j’en avais la chance. C’était supposé d’être seulement les deux semaines après le retour de voyage, mais c’est pile à ce moment que la situation s’est envenimée et que dans les médias on parlait de pénurie de masques et on pouvait vraiment constater qu’on n’était pas encore sorti du bois, donc tout le monde chez moi avais peur! J’ai décidé de ne pas retourner chez moi, et si jamais j'avais contracter le virus à l’hôpital je ne le transmettrais pas à deux familles! Il faut le dire, que je sois à la salle de rayons x de l’urgence ou en échographie, les risques étaient là, surtout que les procédures ont souvent changer en matières de nettoyage de visières, masques n95 et salle d’examen. Nous sommes passés de visières à usage unique que nous devions jetter après un seul patient, à il n’y a pu ou plutôt il n’y a jamais eu assez de visières pour faire ça donc ont va les laver simplement avec une lingette , à on va faire la même chose mais avec des visières gossées à la main don apparement le lacet qui avait pour but un serre tête ne se désinfecte pas donc on va prendre des passes plastique impression 3D avec un acétate et on va laver entre chaque patient et à la fin du shift on jette l’acétate mais on désinfecte (haute désinfection de trempage enzymatique) la passe de plastique! Et donc apparement que malgré tout ces changements on était très bien protégés depuis le debut et on avait pas de risque de contamination. Mais c’est pas tout, apparement que depuis le 2 avril il y avait éclosion à plusieurs étages d’hospitalisation et que le 14 avril on apprenait que 80% des technologues avait été en contact avec un ou plusieurs de ces patients!... don moi bien sûr! Alors il faut aller passer le test! Et on arrête pas pour autant de travailler à cause de ça bien entendu sinon il n’y aurait personne pour faire des examens assez essentiels don on dirait pas qu’ils soient assez essentiels pour être classer de première ligne !... mais quelle catastrophe ça serait si 80 % de ces gens de pas première ligne manquait à l’appel pour faire l’examen de ces dit patients que ce soit uregence ou étages puisque rendu la ca change ou rien! Autant de chance d’être en contact avec le virus par un patient de l’urgence ou de l’étage! Alors là leur bleue que j’ai eu et que j’ai fait subir à ces personnes qui m’avaient gentiment accueillis chez eux!... ça mérite rien de plus ? Vraiment?
Technologue imagerie médicale

2020-04-20
Je suis une professionnelle de la santé, mon emploi est habituellement auprès de la clientèle en bureau. Dès le départ j'ai demandé si le télétravail était possible étant donné qu'une personne âgée demeure avec nous depuis très longtemps. On m'a répondu que ce n'était pas prévu de faire du télétravail dans mon cas. Puis je rencontre les clients par téléphone exclusivement depuis le 18 mars et j'ai refait une demande de télétravail début avril qui a été refusée. Je me demande ce que cela aurait changé si j'avais travaillé de chez moi plutôt qu'au bureau puisque de toute façon ce ne sont que des rencontres téléphoniques.
Je n'ai pas tant d'inquiétude par rapport au fait que je pourrais être contaminée car mon milieu ne permet presque pas de rencontres en présentiel. Ce que je trouve triste cependant est l'impossibilité de concilier ma réalité de proche-aidante avec un emploi qui se fait entièrement par téléphone pour l'instant. Je pense qu'il faudra revoir ces modalités pour les employés qui ont des conditions particulières, de jeunes enfants ou sont proches-aidants.

2020-04-19
Je suis TRP sur liste de rappel avant les événements du covid j’étais affectée à un remplacement long terme dans le secteur SAD et aux programmes de prévention des chutes. Dès les premières recommandations mon patron m’a dit que le programme de prévention des chutes serait délesté pour une période indéterminée et on m’a demandé de rester stand by en soutien pour l’équipe SAD. Puis quelques jours plus tard on m’a déplacée dans un CHSLD sans que j’y sois volontaire et sans préavis, on m’a alors informé le matin même de ma première journée que je ferais l’orientation d’une autre collègue TRP ( m’a dernière affectation de remplacement avait eu lieu dans ce CHSLD)
Au moment de mon déplacement de secteur j’ai appris par courriel de l’ APTS que l’arreté ministériel ne s’appliquait pas encore à la catégorie 4, lorsque j’ai questionné mes supérieurs à ce sujet on m’a répondu que c’était une décision administrative et qu’il n’y avait pas matière à discuter davantage sur ce point
Alors depuis 3 semaines et pour une durée indéterminée je suis affectée à une tâche TRP que je n’aime pas du tout faire au détriment de ma clientèle SAD qui a été abandonnée parce que personne n’a pris le relais dans mes dossiers
Thérapeute en réadaptation physique

2020-04-18
J’ai été délesté au CHSLD le manoir Harwood. Nous n’avions pas d’uniforme et maintenant qu’il y en a de disponible, j’ai dû demander 3 fois hier pour en avoir de ma taille, mais à chaque fois on me redirigeait vers quelqu’un ou les uniformes n’étaient pas triées etc.. j’ai donc répartie chez moi avec mes vêtements souillés dans un sac. Je travail dans un unité ou les personnes âgées sont atteints du Covid19. J’aide une préposée au bénéficiaire. Hier nous étions seulement 2 à faire le travail de préposées sur l’étage. De plus, les employés ont été testés pour le covid 19 mais ils doivent rester au travail, même s’ils n’ont pas le résultat. 2 personnes ont quitté le CHSLD hier quand elles ont appris que leur résultat était positif à la covid19. Mercredi j’avais seulement 1 masque et des gants et j’ai été en contact avec des résidents qui étaient positif au covid 19, mais qu’ils n’avaient pas encore leur résultat. Depuis jeudi et vendredi nous avons les visières et blouse, ce qui est rassurant. Pourtant hier, j’ai vu les médecins avec des masques N95, pourtant nous avons des masques de base... Elles disaient les avoir apporté de l’hôpital d’où elles viennent. Je trouve que nous nous mettons à risque énormément pour un simple 8% de plus. De plus, nous travaillons avec une clientèle vulnérable ayant besoin de soins spécialisés, mais en t’en qu’éducateur nous ne sommes pas qualifié pour répondre aux besoins physiques des patients. Ce qui est inquiétant, car les préposés, infirmières et médecins ne sont pas très présents, vu le manque de personnel. J’aide comme je peux et je fais de mon mieux pour épauler la préposée dans son travail, mais ce n’est pas évident. Surtout, lorsqu’on voit la tristesse des personnes âgées, ou même la mort passer devant nous. J’ai beaucoup d’empathie pour les familles et résidents.
Éducatrice spécialisée maintenant aide au préposée au bénéficiaires au CHSLD Harwood

2020-04-17
Actuellement, je travaille en RAC et la situation est déplorable. On se retrouve à plusieurs intervenants avec le délestage à travailler à proximité et sans respect de la distanciation sociale. Il y a une surcharge de personnel et trop de mouvement de personnel qui vont dans des milieux ayant de la covid 19. L'ambiance de travail est tendu entre les employés. Beaucoup d'intervenants sont anxieux de se contaminer et ramener le virus auprès de leurs proches. Cela devient lourd à gérer mentalement. Aussi, il y a pas de protection adéquate sur place. On nous demande de gerer l'aspect du nettoyage mais cela devient ardue et peu réaliste. Donc, certains le font et d'autres pas. On commence à voir la propagation de plus en plus dans nos milieux. On voit des employés mis en quarantaine mais sans suivi à notre niveau et ce même s'ils ont travaillé dans notre RAC. Notre chef de service travaille à distance et nous nous bonbarde de consignes par courriel. On sent très peu de support compréhension et compassion à son niveau. On semble juste attendre que nous soyons tous contaminé. Cela va sûrement survenir malheureusement en regardant comment il gère les risques dans nos milieux. Ils sont en retard et loin de mettre des aménagements préventifs. On se sent peu reconnu dans la nature de notre profession. On remet davantage cela sur notre responsabilité individuelle. La seule façon de survivre dans ce contexte est de s'organiser individuellement en demandant des fériés ou congés sans solde ou maladie. Cependant, tous n'ont pas la chance Ou les moyens.On voit l'essoufflement des troupes et la déception du constat face à cette crise. Au bout du compte nous allons tous payer de notre santé mentale et physique malheureusement. Il faut travailler dans le réseaux pour constater comment on maltraite ses employés et on les considère peu!!
Éducateur
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