Santé de la population

Depuis les 30 dernières années, la population été témoin de nombreuses réorganisations au sein du réseau de la santé et des services sociaux Tandis que les services de proximité peinent à remplir leur mission, les cliniques privées dirigées par des médecins prospèrent. Résultat : les personnes les plus vulnérables se sont retrouvées à attendre plus longtemps pour obtenir des services.


Le 1er octobre, choisissons de maximiser l’accès au réseau de la santé et des services sociaux pour les personnes les plus vulnérables. 
Redonnons aux CLSC les moyens d’agir en prévention et sur les déterminants sociaux de la santé
Depuis plusieurs années, les groupes de médecine familiale (GMF) connaissent un essor fulgurant. Pourtant, ces cliniques privées au sein desquelles les médecins cumulent les rôles de propriétaire, de répartiteur des services de première ligne et de gestionnaire des autres professionnel·le·s, ne s’avèrent pas capables de répondre aux besoins de la population et, encore moins, de mettre en place une approche interdisciplinaire axée sur la prévention. En cette période électorale, l’APTS demande aux partis politiques ce qu’ils comptent faire pour revaloriser le rôle des CLSC afin que ceux-ci puissent assumer leur mission de prévention et agir sur les déterminants sociaux de la santé.
Réinvestissons en première ligne: hébergement, services à domicile, centres jeunesse  
Pour l’APTS, il faut impérativement rehausser le financement accordé au réseau de la santé et des services sociaux. Dans le contexte électoral actuel, nous demandons aux différents partis politiques de clarifier leurs intentions à ce sujet et de nous indiquer, plus spécifiquement, ce qu’ils comptent faire afin de mieux financer les soins de première ligne, les centres d’hébergement, les services à domicile, les centres jeunesse et les centres de réadaptation.
Améliorons l’offre publique de services de psychothérapie
Une personne sur cinq sera confrontée à un trouble de santé mentale au cours de sa vie. Il ne s’agit pas d’une situation impliquant uniquement la responsabilité individuelle des personnes concernées, mais bien notre responsabilité collective. L’État doit donc mettre en place les structures nécessaires afin d’assurer à l’ensemble de la population un accès équitable aux soins en santé mentale. À l’APTS, nous exigeons du gouvernement des investissements en santé mentale dans le système public pour ajouter des postes de professionnel·le·s et de technicien·ne·s (personnes psychologues, travailleuses sociales, sexologues, etc.) à temps complet. Nous voulons également que le modèle des CLSC soit priorisé. En effet, ce dernier permet l’interdisciplinarité en santé mentale et offre la possibilité de tisser des liens de proximité avec les organismes communautaires, qui ont généralement des contacts plus directs avec les groupes vulnérables aux prises avec des problèmes de santé mentale (personnes itinérantes, toxicomanes, etc.). De plus, nous estimons qu’il est crucial de garantir à la population l’accès à des soins de psychothérapie gratuits dans le système public de santé et de services sociaux. Ainsi, nous demandons aux partis politiques ce qu’ils comptent faire pour augmenter la prise en charge de la santé mentale de la population.