Négo locale | ou quand la mauvaise foi s’oppose à l’attraction et à la rétention du personnel

29 mai 2019
Négo locale | ou quand la mauvaise foi s’oppose à l’attraction et à la rétention du personnel
Rivière-du-Loup – C’est sous le thème En quoi sommes-nous si différents que les syndiqué·e·s de l’APTS du Bas-Saint-Laurent manifestent aujourd’hui à l’entrée du conseil d’administration du Centre intégré de santé et des services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent afin de sensibiliser les dirigeant·e·s de l’établissement à l’importance d’offrir des conditions de travail similaires aux autres CISSS et CIUSSS de l’Est-du-Québec.

«Si nous voulons attirer et retenir des travailleur·euse·s qualifié·e·s dans le Bas-Saint-Laurent, les dispositions locales de notre convention collective doivent être aussi attrayantes que celles de nos voisin·e·s immédiat·e·s. S’entêter comme le fait présentement l’employeur, c’est se priver de personnel professionnel et technique qualifié, surtout dans le contexte de pénurie de main-d’œuvre que nous vivons», indique Mélanie Bernier, représentante nationale de l’APTS pour la région.

Or, force est de constater que peu importe les compromis qu’a faits l’APTS l’employeur refuse de négocier. Cela donne une impression de mauvaise foi de sa part, renforcée par la publication de son communiqué truffé de demi-vérités et de raccourcis pour tenter de justifier son intransigeance et sa fermeture à tout compromis.

«Une négociation de bonne foi implique que chacune des parties met de l’eau dans son vin. Le personnel doit parfois, dans le cadre de ses fonctions, se déplacer sur de longues distances. Or l’employeur semble faire fi totalement des réalités géographiques auxquelles ces gens sont confrontés. Pire, il veut le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière. Pour couronner le tout, il refuse de reconnaître la notion de port d’attache dans la constituante d’un poste, mais veut avoir le loisir de déplacer un·e employé·e en se basant sur ce principe, le tout sans lui payer de frais de déplacement», s’insurge Alexis D’Aoust-Tremblay, président de l’exécutif de l’APTS du Bas-Saint-Laurent.

L’employeur s’offre également la possibilité de créer des postes sur plusieurs quarts de travail ou des postes composés et fusionnés avec plusieurs ports d’attache. En plus, il refuse de reconnaître la prédominance de l’ancienneté dans l’octroi des postes nécessitant un diplôme universitaire, déguisant à peine une attaque de la compétence professionnelle des employé·e·s.

«Pour que le CISSS du Bas-Saint-Laurent ait la prétention de se démarquer en grand, il doit donner de bonnes conditions de travail à ses professionnel·le·s et technicien·ne·s de la santé et des services sociaux. Il reste encore du temps avant la rencontre finale du 18 juin. Qu’il démontre sa bonne foi et accepte les compromis faits par l’APTS», concluent les représentant·e·s du syndicat.

 
29.05.19 manifbas-st-Laurent

À propos de l’APTS
L’Alliance du personnel professionnel et technique du réseau de la santé et des services sociaux (l’APTS) regroupe et représente quelque 55 000 membres qui jouent un rôle indispensable au bon fonctionnement des établissements du réseau. Nos gens offrent une multitude de services en matière de diagnostic, de réadaptation, de nutrition, d’intervention psychosociale et de soutien clinique et de prévention, autant de services qui s’adressent à l’ensemble de la population. Dans les différents établissements du Bas-Saint-Laurent, l’APTS regroupe quelque 2 000 membres.
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