L’APTS dénonce la fin des services sociaux généraux au CLSC Mirabel

7 avril 2017
L’APTS dénonce la fin des services sociaux généraux au CLSC Mirabel
Saint-Jérôme − Sans consulter le personnel ni la population concernés, la direction du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides a transféré le 30 mars dernier les services sociaux généraux offerts au CLSC Mirabel, basé à Saint-Augustin, vers le CLSC Jean-Olivier Chénier, à Saint-Eustache.

L’équipe régionale de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) estime qu’il est préjudiciable de délaisser ainsi un point de service sur lequel la population du secteur de Mirabel compte pour des problèmes d’anxiété, de dépression, de violence conjugale ou familiale ou encore de conflits avec les enfants. «Nous croyons que cette décision a été prise à la légère, affirme Marie-Ève Meilleur, porte-parole de l’APTS. Le CISSS aurait dû consulter au préalable l’équipe qui connaît la clientèle.»

L’équipe psychosociale s’inquiète en effet de l’impact du retrait de la travailleuse sociale sur certains segments de cette clientèle, comme les jeunes adultes ou les retraités dont le statut financier est trop précaire pour posséder une auto, dans un secteur où les transports en commun sont quasi inexistants.

Barrette attaque nos CLSC 500X500Le CLSC Mirabel a vu son offre de service réduite progressivement au cours des dernières années. Il bénéficiait en 2014 de la présence d’une travailleuse sociale une journée par semaine. Elle voyait alors cinq personnes par semaine et avait dix dossiers ouverts. De plus, il était alors possible de rencontrer un intervenant sans rendez-vous pour une urgence. En 2016, cette possibilité a été retirée et la présence de la travailleuse sociale a été réduite à trois heures, ne permettant pas plus de deux consultations par semaine et quatre dossiers ouverts. En janvier 2017, elle n’y était plus que trois heures par deux semaines.

«Nous avons écrit au président-directeur général et aux membres du conseil d’administration du CISSS, relate Marie-Ève Meilleur, pour leur demander de reconsidérer leur décision en ne mettant pas uniquement dans la balance des considérations budgétaires et administratives mais aussi la responsabilité du CISSS de répondre aux besoins de l’ensemble de la population de son territoire. Nous n’avons reçu aucune réponse.»

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