Dans leur travail, les membres de l’APTS sont en contact quotidien avec le fléau que représente la pauvreté et savent à quel point il influe négativement sur la santé. C’est pourquoi l’APTS fait de la lutte à la pauvreté une de ces priorités d’engagement social.

 

Les choix de nos gouvernements successifs au Québec et au Canada ont grandement creusé les écarts de revenu entre les riches et les pauvres. Selon une étude de l'Institut de recherche et d'informations socio-économique (IRIS), cet écart est le plus grand observé depuis 30 ans. De même, la classe moyenne est en diminution au Québec. Alors qu’elle représentait 42 % de la population à la fin des années 1970, elle ne représente maintenant plus que 31 %. Le visage de la pauvreté a changé au fil des ans : de nombreuses personnes occupent un emploi à temps plein tout en étant obligées de recourir entre autres aux banques alimentaires.

 

La pauvreté est le premier déterminant de la santé. L’augmentation des inégalités socioéconomiques se répercute directement en inégalités de santé. Ne pas avoir les moyens de se loger, de se nourrir, de se déplacer ou de s’offrir d’autres ressources essentielles implique de vivre dans des conditions préjudiciables à la santé. Au Québec, 12 % des jeunes de 12 à 19 ans vivent en situation d’insécurité alimentaire selon une étude gouvernementale.

 

Des personnes en situation de vulnérabilité sont encore plus à risque de vivre la pauvreté. C’est le cas des personnes âgées. Une note socioéconomique de l’IRIS montre que le taux de faible revenu chez les 65 ans et plus a connu une augmentation marquée : passant de 4,6 % en 1996 à 12,3 % en 2008. Le très faible accès au réseau institutionnel de santé et de services sociaux pour les personnes marginalisées – pensons particulièrement aux personnes itinérantes – est une autre conséquence de la pauvreté et de l’exclusion sociale.

 

La pauvreté coûte cher. Selon un rapport du Conseil national du bien-être social, un organisme consultatif fédéral, les conséquences de la pauvreté coûtent 25 milliards de dollars par année, alors qu’en investissant la moitié de cette somme, toute la population canadienne pourrait vivre au-dessus du seuil de la pauvreté.

 

Dans le cadre de son action de lutte à la pauvreté, l’APTS appuie les revendications du Collectif pour un Québec sans pauvreté et tient à dénoncer l’impact de la privatisation et de la tarification des services publics sur les personnes moins nanties.