Services psychosociaux: les enjeux professionnels

Des enjeux professionnels partagés en travail social

Le 19 avril 2016, l'APTS a fait parvenir une lettre de soutien à l'ensemble des travailleuses et travailleurs sociaux qu'elle représente. Celle-ci fait écho à une lettre envoyée par le groupe Facebook TS Québec : indignations et solutions à l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec (OTSTCFQ) dans le contexte de crise que traverse présentement la profession.  

Télécharger la lettre de l'APTS  (
English version)   



Mise en œuvre de la Loi modifiant le Code des professions et d’autres dispositions législatives dans le domaine de la santé mentale et des relations humaines (PL21)

En modifiant le Code des professions de manière à redéfinir les champs d’exercice professionnel, cette loi aura des répercussions sur le personnel professionnel et technique du réseau de la santé et des services sociaux. Elle prévoit notamment de réserver l’exercice de certaines activités aux membres d’ordres professionnels désignés ainsi qu’aux personnes bénéficiant d’un droit acquis. Elle encadrera plus étroitement la pratique de la psychothérapie. Son entrée en vigueur est prévue pour le printemps 2012. Les personnes visées occupent, entre autres, les titres d’emploi de psychologue, travailleuse et travailleur social, psychoéducatrice et psychoéducateur, ergothérapeute, orthophoniste, audiologiste, agente et agent de relations humaines, éducatrice et éducateur, technicienne et technicien en travail social, sexologue ou criminologue.

 

L’APTS représente plusieurs titres d’emploi qui n’étaient pas intégrés au système professionnel et qui seront dorénavant encadrés par un ordre professionnel. Elle représente également des personnes salariées ayant plusieurs années de pratique sans détenir le diplôme, désormais requis, qui bénéficieront de clauses transitoires. Cette mesure toutefois ne concerne pas tous les titres d’emploi des services psychosociaux. Certains voient leur pratique amputée d’activités maintenant réservées aux membres des ordres professionnels. L’APTS dénonce cette situation qui prive le réseau de ressources dont il a grand besoin dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre dans le domaine de la santé mentale.


 Documents utiles

10 avril 2012 - Info PL21 (English version)

12 janvier 2012 - Info PL21  (English version)

4 novembre 2011 – Bulletin du MSSS PL21 en bref

20 octobre 2011 – Projet de règlement sur le permis de psychothérapeute (PL21)

6 octobre 2011 – Qu’en est-il? (English version)

21 janvier 2011 – en est-on? (English version)

10 juin 2010 – Résumé de la situation (English version)

 

Pénurie de psychologues dans le réseau public

En 2011, 236 postes de psychologues étaient vacants et l’on estime que ce chiffre passera à près de 400 en 2013-2014. Cette pénurie a de graves conséquences puisque des milliers de personnes qui n’ont pas les moyens de consulter au privé n’ont ainsi pas accès à une évaluation ou à du soutien psychologique.

Cette pénurie s’explique par les conditions de travail et par la faiblesse de la rémunération offerte aux psychologues dans les établissements publics, et ce, malgré le fait que l’on exige un doctorat pour détenir le titre de psychologue. En conséquence, de plus en plus de psychologues choisissent de pratiquer dans le privé où la clientèle est moins complexe et la rémunération de loin supérieure.

L’APTS négocie activement avec le gouvernement dans le but de faire reconnaître la valeur du travail des 2 000 psychologues du réseau public. En décembre 2011, une prime de rétention a finalement été accordée. De plus, une plainte a été déposée à la Commission de l’équité salariale dans le cadre du maintien de l’équité salariale. Dans ce contexte, l’APTS interpelle le gouvernement afin qu’il révise substantiellement à la hausse la rémunération des psychologues du réseau public de manière à tenir compte de leur formation académique et de leurs responsabilités croissantes.

 

Réorganisation des services en santé mentale

En 2005, le ministère de la Santé et des Services sociaux et l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal ont lancé une refonte des services publics en santé mentale dans le but d’accroître l’accessibilité des services grâce à des guichets uniques et à la création d’équipes d’intervention sur le territoire de la métropole. Les résultats sont loin d’être concluants. Après avoir mené une enquête auprès de ses membres, l’APTS estime que les services ne répondent toujours pas aux besoins des personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale. Au cours des dernières années, elle a fait de multiples représentations et sorties publiques dénonçant l’échec de la réforme et proposant des solutions afin de mieux servir la population.

 

L’APTS à la défense des services psychosociaux

On a échappé des mailles

On a échappé des mailles-feuillet

 

Accessibilité des services aux personnes aux prises avec une déficience intellectuelle et/ou un trouble envahissant du développement (DI-TED)

Sensible aux besoins de la population et soucieuse de ses quelque 12 000 membres qui interviennent dans le domaine psychosocial, l’APTS s’est donné le mandat de proposer des solutions pour résoudre les problèmes d’organisation du travail et d’accessibilité des services. Elle a ainsi cerné quelques problèmes qui requièrent une attention particulière. À titre d’exemple, elle a déployé une série d’actions visant à bonifier les services destinés aux personnes aux prises avec une déficience intellectuelle et/ou un trouble envahissant du développement (DI-TED). Cette dernière appellation réfère aux troubles qui apparaissent durant l’enfance et persistent à l’âge adulte, le plus connu étant l’autisme.