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Vos témoignages

Vous êtes sous pression? Au bout du rouleau? Dénoncez l’impact de la surcharge que vous subissez en partageant votre réalité ici. L’APTS transmettra vos témoignages, sous couvert d’anonymat, au ministre de la Santé et des Services sociaux.

You’re under pressure? At the end of your rope? Denounce the impact of overwork that you’ve been strapped with, by sharing your realities here. The APTS will transmit your personal account (while ensuring your anonymity) to Québec’s Health and Social Services Ministry (MSSS).

Témoignez ici

2018-04-18
Je suis travailleuse sociale dans les services de santé mentale depuis plus de 15 ans. Jamais j'ai été autant à bout de soufle.Jai l'impression d'éteindre des feux et d'intervenir où ça saigne le plus . Quand j'ai fais le chois d'être TS mon but premier était le contact humain malheureusement celui ci est devenu quasi impossible avec la bureaucratie qui ne cesse d'augmenter et les charges de cas immenses sans ajout de personnel. Pouvons nous encore dire le client au coeur de nos decisons en tant qu'organisation? Permettez moi dans douter. Le climat de travail est rendu insurportable. Comment pouvons nous encore aider si nous sommes nous même en détresse ???
Travailleuse sociale

2018-04-18
Chaque jour, je tente de faire plus avec moins. Chaque soir je reviens chez moi les larmes au yeux. Je donne mon 110% et malgré tout ce n'est jamais assez. Tu ferme un dossier? En voici 2 autres, soit plus performante, apprend à gérer mieux ton temps, c'est toi qui ne gère pas bien tes priorités. Tes nouvelles collègues pleurent chacune leur tour? C'est qu'elle ne sont pas adaptées, ou plutôt ne savent pas encore le dissimuler. "Délègue au communautaire, laisse les familles déjà à bout de souffle faire seuls leur démarches. Les statistiques sont le plus important.N'écoute pas les familles endeuillées avec qui tu as créé un lien de confiance pendant plusieurs mois, ces interventions ne comptent pas dans les statistique comme le client est décédé. Réfère les aux autres. Travaille en interdisciplinarité, mais n'en fait surtout pas plus qu'il t'es demandé, c'est mauvais pour l'efficacité. Ils veulent mesurer la détresse humaine en quantifiable, sant tenir compte des différentes variables.

Devoir être l'ombre de l'intervenante qu'on aimerait être. Lorsque j'ai commencé dans le réseau il y a 5 ans, mes superviseures m'avaient avertie que mes valeurs personnelles allaient être confrontée aux valeurs organisationnelles. C'était un euphémisme. Comment faire comprendre aux clients, aux familles, que nous les intervenants, n'avons plus aucune autonomie professionnelle? Que chaque besoin, chaque petite demande doit être adressé à un comité, après avoir compléter une grille, ou bien un algorithme pour justifier le dit besoin? Que la seule façon d'avoir accès à une place d'hébergement public est en laissant planer la certitude que le client ira à l'urgence sans place d'hébergement imminente?
La productivité est favorisée à la qualité, au détriment de l'aidé. L'intervenant est devenu le sous traitant, et l'aidant est laissé en plan. Les familles déplorent le manque de services, moi je déplore le manque d'humanisme.
À force de pousser les intervenants, de plus en plus de caseload sont en plan.
Bravo, vous avez fini par réussir à enlever ma motivation, mon feu sacré. Ayant besoin de travailler, je prendrai vos nouveaux dossiers, mais malheureusement au détriment de ma santé. Continuer pendant ce temps à engagez des gens qui s'enfuient du soutien à domicile à la première occasion, peu être allez vous finir par entendre raison.
Travailleuse sociale

2018-04-18
Bonjour,
De mon côté je constate le manque d'effectif, de ressources, manque de place en hébergement. Les attentes sont toujours plus élevées concernant la rédaction de notes afin de justifier notre travail ce qui fait que je passe la plupart de mon temps dans mon bureau pour répondre à leurs exigences. J'arrive difficilement à faire un suivi de qualité car je dois remplir des formulaires et faire des rapports. Parfois nous maintenons des jeunes dans leur famille dans un environnement dangereux par manque de place. Souvent, je me lève la nuit car je m'inquiète. Sans compter les heures supplémentaires que je n'arrive pas à reprendre, les vacances ou je ne suis pas remplacée. Je dois travailler en double pour les préparer. Finalement le peu d'accès à du soutien clinique car les équipes grossissent.
Je suis au bout du rouleau et je tiens à donner un service de qualité! Aidez nous svp!
Ce que je propose;
Plan d'intervention aux six mois et quand la situation l'exige.
Baisse des charges de cas.
Merci
Tech en travail social

2018-04-17
Je suis nutritionniste en CLSC depuis 20 ans. Depuis que je travaille au sein du CLSC, il n’y a eu aucun ajout de ressource humaine en nutrition et pourtant il y a de plus en plus de demandes. Ceci a bien sur eu pour effet de créer une liste d’attente qui ne fait que s’allonger.
Avec la plus récente réforme, nous assistons à un transfert de clientèle des hôpitaux vers les CLSC. Des enfants malades qui étaient suivis dans des hôpitaux pour enfants sont maintenant dirigés vers les CLSC. Vous avez compris que nous ne suffisions déjà plus à la demande mais en plus nous ne possédons pas les compétences ni l’expertise pour suivre cette nouvelle clientèle.
Il nous est bien sur demandé d’être de plus en plus performants dans un système en constant changement. Si au moins ces changements nous aidaient à performer! Dans les dernières années nous avons subi des changements informatiques qui nous occasionnent surtout des frustrations. Quand le traitement des courriels, la consultation des dossiers des patients ou la rédaction de notes dans ces dossiers est objet de frustrations quotidiennes, ça ajoute à la surcharge déjà bien installée.
Personnellement, il m’est arrivé régulièrement dans la dernière année de me sentir en détresse en raison du travail. La surcharge de travail, les frustrations au quotidien et le sentiment d’incompétence forment un cocktail parfait pour mener à l’épuisement.
Nutritionniste

2018-04-17
TSO de nuit après un soir de travail quand on est une mère de famille qui se lève déjà à 6h le matin pour la routine avant l'école. 25h debout à cause de la job c'est inacceptable. J'ai demandé mon transfert dans un plus petit établissement (fermé la nuit) j'ai quand même été forcé à faire une double une journée où j'allais dépanner au premier établissement de santé. Encore une soirée en famille ratée et un bronchite qui mal guérie.
Technologiste médicale

2018-04-12
C'est devenu l'enfer de faire affaire avec la liste de rappel. Dû aux fusions et aux coupures, le personnel est en surcharge de travail, ça semble les mener à des congés de maladies. Résultats: quand il y a trop peu de personnel pour trop d'appel, il n'y arrive plus. Les remplacements ne sont pas à temps ou tombent tout simplement dans la "craque" se qui amène des retards dans les départements, mets tout le monde sous pression et apporte un surplus de tâches
ACT

2018-04-12
La réforme devait à la base unifier les services.... On a jamais autant travaillé en sillot. Je suis T.S depuis plusieurs années dans le domaine familial je suis découragée de voir la lourdeur des dossiers, voir mes collègues des C.J en survie et cela impacte notre travail en première ligne, je dois dépasser mon mandat pour pallier au manque de personnel et mettre de côté des gens qui ont droit aux services mais qu'il ne sont pas assez "graves" pour que je les rencontre. On les laisse alors dépérir et quand ils deviennent graves, on les priorise et on les fait passer devant les autres et ainsi de suite. Cela amène une déshumanisation des problèmes et on en vient à banaliser la souffrance et les problèmes. Ce n'est pas normal. Nous devons mettre de l'avant la première ligne mais ce n'est pas le cas. J'ai fait l'erreur de croire ce que les gestionnaires ont amené comme beau projet de restructuration en nous disant "le client au centre des services" ce n'est tellement pas le cas, je suis à bout, j'ai toujours aimé mon travail et là.... après plus de 15 ans je n'arrive pas à croire que c'est ça l'avenir de demain. C'est maintenant chacun pour soi et faites ce que vous pouvez avec les moyens que vous avez. C'est désolant....
T.S

2018-04-11
Une tuberculose latente attrapée au laboratoire en réceptionnant un spécimen. 9 mois de prophylaxie et aggravation d’une condition médicale à cause du traitement. Aucun suivi depuis 6 mois.
Annonce par téléphone du service santé sans filet de sécurité ni prise en charge ...
Technologiste médicale

2018-04-11
J'ai été vicime d'actes de violence psychologique de la part de mon supérieur immédiat pendant 1 an. Il m'a menacé et a tenté de monter un dossier disciplinaire contre moi parce que j'avais un problème de santé (non dx à l'époque).
Il a demandé à mes collègues de travail de me prendre en photo (en défaut) pour monter son dossier contre moi. Situation qui a occasionné du clivage et un climat de travail très malsain au sein de l'équipe. Je me suis retrouvée isolée et plus personne ne me parlait. J'ai vécu des périodes d'insomnie importantes avec crises de panique à répétition. Lors d'une rencontre avec mon supérieur immédiat, il m'a clairement signifié que j'étais responsable de tout et qu'il n'avait rien à se reprocher. J'ai consulté mon syndicat. Bien que mon supérieur immédiat contrevenait à une NPG (norme et pratique de gestion) en demandant aux autres membres de l'équipe de me prendre en photo, je n'ai jamais obtenu d'excuse officielle de sa part. Il a probablement reçu un avertissement verbal mais aucune réparation de situation à eu lieu. Je me suis retrouvée en arrêt de travail pour 6 mois en attendant des examens médicaux pour trouver la source de mon problème de santé. Aujourd'hui, je vais mieux mais je suis maintenant marquée pour toujours face à ce que j'ai vécu.
travailleuse sociale

2018-04-09
Des listes d' attente de patients qui ne cessent d' augmenter , des gestionnaires qui ne savent qu' éteindre des feux et qui n' ont aucune solution à long terme, sauf se servir de la période de vacances estivales ( et vacances des fêtes ainsi que la relâche )pour nous dire qu'ils doivent limiter le quota d' employés pour ne pas qu' il y ait trop d'attente.
Nous sommes déjà à bout de souffle de nos conditions durant l' année ( beaucoup d' employés en congés de maladie car épuisement professionnel, appareillage désuet, formation bâclée, gestionnaire pas du tout à l' écoute et jouant sur notre sentiment de culpabilité si on prend une journée de maladie )
La région de l' Outaouais est sous financée pour l' imagerie médicale depuis belle lurette , les fusions et la mise en place du cissso a alourdi et compliqué considérablement la structure pour les employés et la population .
On attend de nous un service impeccable avec de plus en plus d' exigences mais avec les mêmes moyens et effectifs qu' il y a 30ans sans compter la population qui a énormément augmenté et vieilli alors comment peut-on y arriver ?
Il reste les employés à qui on demande de sacrifier leur vacances en période estivale , des fêtes , de la relâche... alors que c' est à ce moment que les activités du département devraient ralentir pour permettre au personnel de se reposer.
C' est totalement INHUMAIN !!!!
Nous aussi on a des familles , très difficile et triste de dire à nos enfants que nos vacances seront sans eux ..
Pour ma part ,après près de 20 ans dans ce système , je considère soit aller travailler dans une clinique privée, en Ontario ou complètement changer de domaine . Pour l' instant , j' envisage laisser mon poste à temps plein pour être ce qu' on appelle temps partiel occasionnel et ainsi pouvoir modifier mes disponibilités et ainsi vivre une vie de famille plus normale. C' est devenu dèsavantageux d' avoir un poste à temps plein !!!!
Et ce n' est pas de cette façon qu' on attirera de la relève. Aucun avantage dans l' outaouais
Voici ce que ça m' aura donné de croire dans notre système de santé , je suis complètement désillusionnee et démotivée .... même si j' aime mon emploi , je manque de conviction et j' ai cessé de croire que ça va s' améliorer.



Technologue en imagerie medicale
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